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BNP Paribas PF limite la fraude grâce à l’IA


En recourant à une base de données orientée graphe (Neo4j) et à l’IA, BNP Paribas Personal Finance (BNPP-PF) entend fortement limiter la fraude au crédit à la consommation.

De gauche à droite : Mehdi Barchouchi et Edouard Tabari (BNPP-PF). - © Republik-IT / B.L.
De gauche à droite : Mehdi Barchouchi et Edouard Tabari (BNPP-PF). - © Republik-IT / B.L.

Filiale à 100 % du groupe BNP Paribas, BNP Paribas Personal Finance (BNPP-PF) est spécialisée dans les activités de crédit à la consommation (notamment avec la marque Cetelem). Elle revendique la première place du financement aux particuliers en Europe. Parmi ses produits, BNPP-PF propose des crédits courts en mode de paiement sur des sites e-commerce, le « paiement fractionné » en trois à quatre échéances d’au plus trois mille euros sur un maximum de quatre-vingt-dix jours. Ce type de paiement est notamment utilisé sur des sites proposant de la Hi-Tech, de la mode ou des voyages. Mais il s’agit là d’un processus d’octroi de crédit qui doit être d’une extrême fluidité, quasiment instantané, afin de ne pas entraîner de renoncement à un achat. Comme tous ses concurrents, BNPP-PF doit faire face à de la fraude et doit donc limiter cette fraude sans ralentir le processus d’acceptation ou de refus de crédit.

Classiquement, la fraude est analysée grâce à des mécanismes assez basiques comme les listes noires d’exclusion et des scorings de critères comportementaux. Dans le cas du paiement fractionné, les informations demandées au client doivent être limitées et les analyses de scores sont plutôt simples. La difficulté réside dans le petit nombre d’informations disponibles et la nécessaire instantanéité de la décision d’acceptation ou de refus. Toute amélioration des algorithmes est évidemment rapidement contrecarrée par les fraudeurs. « C’est un jeu du chat et de la souris » soupire Mehdi Barchouchi, responsable innovation data et outils chez BNP Paribas Personal Finance. Le but étant d’accorder des crédits, activité de l’entreprise, il faut également limiter au maximum les faux positifs dans la détection de fraude.

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